Communiqué du Conseil d’administration de la Fondation des diaconesses

Suite à la promulgation de la loi relative au droit à l’aide à mourir, le Conseil d’administration de la Fondation des diaconesses a publié un communiqué.

La Fondation Diaconesses de Reuilly, qui accueille des personnes en fin de vie dans ses unités de soins palliatifs et des personnes âgées dans ses établissements médicalisés et à domicile (soit une vingtaine d’établissements sur cinquante), est concernée tant sur le plan éthique que par son action d’accompagnement des personnes.

 

Notre Fondation affirme que l’accès aux soins palliatifs doit demeurer une priorité et être proposé, chaque fois que possible, en amont de toute démarche d’aide à mourir. Elle se félicite à ce titre des mesures importantes prévues par la loi promulguée en mai dernier qui vise à garantir à tous un accès équitable aux soins palliatifs, dans laquelle elle est pleinement engagée.

 

Toutefois, la loi ouvre désormais l’accès à une aide à mourir. Et dans les situations complexes de la fin de vie, certaines personnes accompagnées dans nos établissements pourront faire le choix de s’engager dans cette démarche et nous demander de les accompagner.

 

Depuis toujours, la Fondation a posé comme principe d’être attentif à toute souffrance et de ne jamais abandonner les personnes qu’elle accompagne. Dans un passé ancien, elle a tenu à accueillir, dans les premières unités de soins palliatifs, les personnes qui ne trouvaient pas de place dans le système de soins curatifs. Il y a une trentaine d’années, elle a aussi accueilli les premiers patients atteints du sida, quand l’accueil qui leur était réservé restait difficile, y compris pour les équipes de soins.

Dans cette démarche, fidèle à cette présence aux côtés des personnes éprouvées, notre Fondation, en accord avec la position exprimée par son comité d’éthique, souhaite ne pas faire valoir une clause de conscience qui s’imposerait à l’ensemble de ses
établissements. Elle entend rester à l’écoute de ses professionnels de santé et dans le dialogue avec eux, sans préjugé, quelles que soient leurs convictions. Aussi, elle réaffirme que les soignants restent libres de participer ou non à la mise en oeuvre du droit à l’aide à mourir prévu par la loi, dans un respect mutuel garanti entre tous.

 

🗞️ TELECHARGER LE DOSSIER DE PRESSE 

 

Diaconnesses-de-Reuilly

 

 

Contact