« À table » : ce que l’on mange dit ce que l’on croit
Un nouveau parcours Théovie qui prend la nourriture au sérieux, de l’alliance avec Noé au repas de la Pâque.
Dans la Bible, on ne mange pas seulement pour vivre. On mange pour entrer en alliance, pour fêter une libération, pour reconnaître qui est son prochain. « À table » prend cette évidence au sérieux : les repas y sont des récits, et les règles alimentaires des manières de dire Dieu.
Les étapes de ce parcours sont publiées régulièrement, au fur et à mesure de leur rédaction. Elles sont indépendantes les unes des autres : on peut les suivre dans l’ordre ou venir chercher celle qui nous concerne aujourd’hui. Deux sont déjà en ligne.
1. Végétarien ou Carnivore ? (Genèse 9)
Après le déluge, Dieu autorise l’humain à manger de la chair — et pose aussitôt une limite : le sang, c’est-à-dire la vie, ne se consomme pas. Au menu : la première permission de tuer pour manger, l’interdit qui l’accompagne, et une question qui ne se règle pas à la légère — pourquoi l’humain se met-il à verser le sang ? En cuisine, l’épopée de Gilgamesh et René Girard, pour comprendre ce que la violence fait aux repas.
2. Un goût de liberté (Exode 12, 1-16)
Un agneau rôti au feu, des pains sans levain, des herbes amères, et la consigne de ne rien laisser pour le matin. Une nuit, un repas, et un peuple qui naît en sortant d’Égypte. Au menu : le sang sur les linteaux, le mémorial à répéter chaque année, et cette idée que la liberté ne se déguste pas tiède.

Pierre Puget, Sacrifice de Noé, Musée des Beaux Arts de Marseille, huile sur toile 92×62,5cm, 1654
source : https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/81/Puget-Sacrifice-de-No%C3%A9-Marseille.jpg
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