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Rencontre avec Corinne Egasse

Corinne Egasse sera nommée au 1er juillet responsable du département Edition chez Olivétan. Elle a accepté de répondre à nos questions.

Quel est votre parcours professionnel ?

Même si le dernier métier que j’ai exercé est celui de professeure des écoles, ce n’est pas ma vocation première. Mon passage à l’Éducation nationale n’a été finalement qu’un détour dans ma trajectoire professionnelle, une parenthèse de vingt-huit mois extrêmement formatrice, au demeurant.

Auparavant, j’ai travaillé pendant trente ans au service de l’Église adventiste, dont j’étais membre, brièvement dans le ministère pastoral, puis dans l’édition, dans la formation, dans l’administration, dans l’enseignement théologique. J’ai fait mes études de théologie à la Faculté adventiste, avec des équivalences à Strasbourg grâce aux accords académiques entre les deux Facultés. Beaucoup plus tard, j’ai repris mes études et obtenu en 2014 un doctorat en théologie protestante à Lausanne.

En 2000-2002, j’ai travaillé ponctuellement à la correction éditoriale de la Nouvelle Bible Segond, produite par l’Alliance biblique française, à l’époque dirigée par Christian Bonnet, qui a voulu me recruter au poste de responsable des éditions, proposition que j’ai déclinée car elle ne tombait pas au moment opportun dans ma vie. Il a fallu attendre vingt ans pour que le moment opportun vienne, et que je succède à Christian Bonnet qui prend une retraite bien méritée.

Quelles sont vos missions au sein des éditions Olivétan ?

Les éditions Olivétan sont en pleine restructuration, pour s’adapter à l’évolution de leurs tâches. Un département Presse a été délimité et doté d’un responsable, Hervé Troccaz, engagé en février. Quant à moi, j’hérite du département Édition, qui s’occupe spécifiquement des livres. Il s’agit de suivre chaque livre depuis la proposition d’un manuscrit par un auteur jusqu’à la vente du livre imprimé, en activant tour à tour différents intervenants : le comité de lecture, la personne qui corrige, celle qui met en pages, celle qui illustre, l’imprimeur, le vendeur…

Quelle est votre vision de ce nouveau poste ?                             

C’est une profonde satisfaction pour moi de retrouver une implication professionnelle au service de l’Évangile, de sa transmission, de sa compréhension, de son approfondissement, de sa mise en pratique. Le faire via l’édition religieuse correspond à la fois à mes goûts, à mes compétences et à mon expérience. Que l’Église protestante considère comme pastoral ce ministère de l’écriture est à mes yeux plein de sens, et c’est bien ainsi que je compte m’y investir.